souvenir

souvenir
Bien souvent, je ne pense à rien comme une bête
Soudain un mot bourdonne et passe dans ma tête
Mot jadis entendu
Un de ses mots de rein où vivent tout ton être
Et je sent mille échos de mon passé , renaître
Dans cet écho perdu

Je me souviens de l?an, du mois, du jour de l?heure
Et je ferme les yeux sans rien dire et je pleure
Car dans ce mot en l?air
J?entends toutes les voix de ma jeunesse heureuse
Comme on entend au fond d?une coquille creuse
Chanter toute la mer.

Jean Richepin

# Online seit Montag, 02. April, 2007 um 08:57

rèver

rèver
Assis au bord du chemin,
Les yeux plein de lumière
Respirant la lavande et le thym,
Jouant de mes doigts,
De la harpe sur les rayons du soleil.
Oubliant pour un instant la misère
Le visage souriant et de bon teint
Même si à l'évidence je me dois
De bouger, non cela sera pareil !
Car déjà se préparent de moins heureux lendemains.

Rêver en voyant des gouttes de rosée
Faisant sur une toile d'araignée
Comme un collier du plus pur diamant
Instant éphémère, mais délicieux.
Ne penser à rien, là, la tête vide,
Même si la réalité je ne dois nier,
Que l'on ne peut de son destin pesant
Échapper, alors profitons de ces instants précieux.
Soyons sans honte, avides,
De dame nature, dont je ne saurai me passer.

Car que serait l'existence
Dans un monde robotisé
Sans pouvoir s'abandonner au rêve,
A la découverte, à la vie
Ne plus éprouver de joie terrestre,
Voyez ces enfants s'amuser,
Insouciants de la vie, ils profitent sans trêve,
De chaque instant, je les envie.
Car de ma jeunesse, je me demande ce qu'il en reste ?
Sans doute une part d'inconscience.

Qu'est ce que le savoir, la connaissance ?
Sans pouvoir partager le vécu !
Autant rester assis au bord du chemin,
Et continuer à s'émerveiller de choses futiles ?
Comme d'une fourmi ou d'un papillon,
Mais qui pour moi et j'en suis convaincu,
Sont bien plus importants que l'humain,
Qui ne sait faire autre chose d'utile,
Que la guerre pour gagner des millions
Et cela bien avant ma naissance !

Mais tout cela a déjà été dit et écrit,
Par des philosophes et poètes et autres troubadours,
Avec bien plus de verve que votre serviteur.
Mais qui comme moi ont su un jour s'asseoir
Et rêver au bord du chemin.
Alors comme mes ancêtres sans détour,
Je me révolte avec cet esprit de lutteur.
Qui fit de ces gens de lettres avec si peu de pouvoir
Bien souvent des combattants de moulins.
Mais défendant toujours la veuve et l'orphelin à corps et à cris

Ceci suffit il à faire bouger le monde ?
Je n'en suis point certain,
Mais cela est mieux que de se taire.
Prendre position est devenu une mode.
Est il encore de bon ton de rester assis,
Au bord du chemin, sans être traité de crétin ?
Par des personnages aussi bêtes que sectaires.
Sont ils manipulés ou répondent ils à un code ?
Sans réfléchir devrai je me lever aussi,
Et participer à leur jeux immondes ?

Bientôt assis au bord du chemin,
Je les verrai passer en armes.
Frappant le sol de leurs bottes cirées.
Restera-t-il des fleurs, peut être à leurs fusils ?
Encore une fois le drame et la misère,
Combien en ressortiront de pauvres gens en larmes ?
Un jour de nos fautes serons nous en retirer
Une leçon pour enfin vivre tranquillement sans soucis ?
Aimons la nature, et les yeux plein de lumière,
Se dire que nous méritons enfin ce nom d'humain.


DELCAU Roinos

# Online seit Montag, 02. April, 2007 um 08:43

penser

penser

Penser
Penser
Penser
Penser
Penser que je ne vais plus penser
Penser que je ne vais plus penser
A toi
Penser que je ne vais plus penser à toi
C'est encore penser
A toi
Laisse-moi
Laisse-moi
Laisse-moi
Laisse-moi
Laisse-moi par conséquent ne plus penser
Laisse-moi par conséquent ne plus penser
Que je ne vais plus penser
Laisse-moi par conséquent
Ne plus penser
Que je ne vais plus penser
A toi.
© Fred ALPI 1989

# Online seit Montag, 02. April, 2007 um 08:39

Etoile

Etoile

La nuit soudain tombée
Une étoile de mer
De bonheur naviguait
Agitée de chimères

Eclaboussée d'écumes
Scrutait inquiète les cieux
Où le vent chassait les brumes
De clins d'oeil malicieux

Enviait ses compagnes
Etoiles miroitantes
Imaginait le bagne
Profondeur écrasante

Recomptait ses branches
Un deux trois quatre et cinq
Recomptait leurs branches
Un deux trois quatre et cinq

Parfois un vil nuage
Ecartait son effroi
Importunait l'image
De l'astre d'autrefois

L'aube enfin éveillée
Immergée de ses songes
Regagnait son rocher
Effaçait ses mensonges

Chavirée de magie
Aveugle et inondée
D'un brin de nostalgie
Ne savait plus regarder

Le poulpe endiablé
Qui de ses tentacules
Embrasait son aimée
De mille renoncules



Ecrit par FRANNYBABOU[
/f]
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# Online seit Montag, 02. April, 2007 um 08:33

Geändert am Dienstag, 04. September, 2007 um 13:27

la Lune

la Lune
D'anciennes légendes nous racontent qu'un jour

La déesse des songes pleura de bonheur

Une larme glissa de ses yeux de velours

Et fut emportée par des anges-créateurs



Pour en faire un joyau ces faiseurs d'univers

Sculptèrent cette perle ainsi la Lune est née

Et chaque soir s'étend sur la voisine terre

La divine lueur de la grâce beauté



Agenouillé et humble j'ai levé les yeux

Un intense moment d'adoration totale

J'ai prié élevant mon âme vers les cieux

Le monde se révèle à la lumière pâle

De la magie lunaire ma muse adorée

Ma plus fidèle amie ma plus fidèle alliée

Thierry Lorho
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# Online seit Montag, 02. April, 2007 um 08:28